Questions d’Histoire

L’appel du 10 juillet 1940

La mémoire et l’histoire de la Résistance constituent un enjeu majeur pour le Parti communiste français des années 1940 jusqu’à aujourd’hui 1. Elles contribuent dans une large part à construire l’identité communiste et fondent la légitimité, en particulier nationale, d’un parti qui jusqu’au début des années 1990 inscrit son action dans le sens de l’Histoire. Dans les années d’après guerre un texte dénommé « Appel du 10 juillet 1940 » et signé de Jacques Duclos et Maurice Thorez devient le document fondateur de la résistance communiste contre l’occupation nazie.
En 1967, l’Institut Maurice Thorez publie un manuel Le parti communiste français dans la Résistance rédigé par Germaine Willard, Jean Gacon, Basile Darivas et Henri Rol-Tanguy. Le livre est dédié « aux dizaines de milliers de militants qui sont morts pour la France ». Le propos des auteurs est de montrer que le parti communiste est le « levain » de la Résistance nationale sur le sol de France. Il porte donc l’expression patriote de la souveraineté populaire bien davantage que le général De Gaulle dont la « France libre » « ne s’est pas fixée pour objectif d’entraîner à l’action la masse des Français. L’appel du 18 juin 1940, prononcé à la radio de Londres et d’ailleurs peu entendu sur le moment ne s’adresse qu’aux spécialistes ». Les auteurs précisent que « La libération de la France est donc envisagée comme l’œuvre d’une élite et comme la conséquence d’une victoire britannique » 2.
Au contraire, l’histoire communiste investit le « Parti » de toute la légitimité de la souveraineté nationale car « le jour même où le parlement-croupion de Vichy saborde la République et livre le pays aux complices de Vichy, le 10 juillet 1940, Maurice Thorez et Jacques Duclos lancent, au nom du Parti, un Appel au peuple de France. » Deux phrases extraites de ce long document permettent aux auteurs d’ériger le texte en moment fondateur de la résistance : « La France encore toute sanglante veut vivre libre et indépendante » et « jamais un grand peuple comme le nôtre ne sera un peuple d’esclaves. » 3
L’évocation du texte déborde l’historiographie et la mémoire communiste pour s’inscrire dans les années 1960 et 1970 dans la mémoire nationale. Le 15 mai 1975, Alain Poher, Président du Sénat, prononce l’éloge funèbre de Jacques Duclos, sénateur de Seine-Saint-Denis. Il souligne que « le pacte germano-soviétique – brutale surprise pour l’immense majorité des Français – ne l’ (Duclos) étonne pas. Il écrit à ce sujet : "Nous étions d’accord pour constater que les gouvernements de France et d’Angleterre avaient tout fait pour ne pas aboutir à un accord loyal avec l’union soviétique et nous comprenions la démarche de pensée qui avait amené celle-ci à conclure un pacte de non-agression avec l’Allemagne hitlérienne. " Jacques Duclos n’a pas éprouvé d’hésitation et, dès lors, c’est à nouveau la plongée dans la vie clandestine pour cinq longues années. Son premier acte public important dans la clandestinité fut l’appel qu’il signa avec Maurice Thorez le 10 juillet 1940 et qui avait pour objet de denier à l’avance toute autorité aux pouvoirs qui se constituaient alors à Vichy. » 4 Deux ans plus tard, le 10 juillet 1977, une plaque est apposée sur l’immeuble du 88 boulevard Mortier, dans le vingtième arrondissement de Paris, portant la mention « Jamais un grand peuple comme le nôtre ne sera un peuple d’esclaves ! 10 juillet 1940. Maurice Thorez-Jacques Duclos. Cet appel fut rédigé dans cet immeuble le 1.7.1940 par J. Duclos. » 5
L’année 1990 marque le cinquantenaire du texte dans le contexte difficile pour les communistes depuis la chute du mur de Berlin conduisant à la réunification allemande.
Le 10 juillet 1990, à l’occasion du cinquantenaire du dit « Appel », le dirigeant communiste, Gaston Plissonnier prononce un discours à Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne) pour commémorer « l’appel du 10 juillet 1940 ». au cours duquel il précise qu’« En mai-juin 1940, la France est occupée par les armées hitlériennes. Ainsi la bataille de France a été perdue avant tout pour des raisons politiques. Il importait que notre peuple s’engage dans le combat pour se libérer et participer à l’écrasement de la coalition fasciste. Deux appels allaient avoir des conséquences décisives :
-celui du général de Gaulle, lancé à Londres le 18 juin 1940, qui demandaient aux militaires et aux Français se trouvant hors de France de le rejoindre.
-l’autre appel est celui lancé par le parti communiste français, le 10 juillet 1940. Il est le premier acte sur le sol national appelant à l’union pour la résistance. En dépit des rudes coups de la répression le parti est debout. C’est alors que Jacques Duclos en consultation avec Maurice Thorez, rédige l’appel historique du 10 juillet. Constatant la honteuse faillite et la trahison de la bourgeoisie dirigeante l’appel déclarait :
" Notre pays connaît maintenant les terribles conséquences de la politique criminelle suivie par des gouvernants indignes, responsables de la guerre, de la défaite, de l’occupation. (…) La France encore toute sanglante veut vivre libre et indépendante, jamais un grand peuple comme le nôtre ne sera un peuple d’esclaves." » 6 La commémoration à Montreuil (Seine-Saint-Denis) de « l’Appel » donne lieu a un discours identique à celui de Gaston Plissonnier.
Il revient à l'association montreuilloise « Appel du 10 juillet 1940 », présidée par la veuve de Jacques Duclos, Gilberte, d’éditer, « sous le patronage de Jean-Pierre Brard [maire de la commune] et de la municipalité » une brochure de 40 pages intitulée Cinquantenaire de l'Appel du 10 juillet 1940.
L'objectif de cette publication est pluriel. Il s'agit pour la municipalité de placer son action dans la continuité de l'œuvre de la Résistance, un héritage « de pluralisme exemplaire ». Pour l'association il faut passer un flambeau, c'est à dire « conserver la mémoire de ce qui fut » et « rester fidèle aux idéaux » qui ont animé la Résistance mais aussi faire justice à l'action du Parti communiste. Le discours politique, qui émane d'élus ou d'anciens élus, fait référence à un passé dans le cadre d'une quête de légitimité pour le présent. « Nous pouvons être fiers à Montreuil, que l'appel du 10 juillet porte la signature de Jacques Duclos, qui a tant donné à la France et à sa ville qu'il aimait, et dont il fut député dès 1936 » affirme Jean-Pierre Brard. Ainsi, la souveraineté populaire montreuilloise participe, par l'élection législative de 1936, « d'un des deux événements majeurs qui honorent la France et son peuple (l'appel du 18 juin 1940 et l'appel du 10 juillet) » (pages 2-3). Placés sur un même plan, l'appel du 18 juin 1940 du général de Gaulle et l'appel du 10 juillet qui forment ici un diptyque ou les deux racines du même arbre. Louis Odru (ancien Résistant et ex-député de Montreuil), dans le dernier texte de la brochure (page 39) mélange les genres du témoignage et du discours politique et reprend cette analogie : « 50 ans ont passé depuis l'appel du 18 juin de Charles de Gaulle et celui du 10 juillet lancé par Jacques Duclos et Maurice Thorez. A Montreuil, comme à travers le pays le général de Gaulle et l'ouvrier Duclos, se retrouvent dans la mémoire populaire, eux qui, venus de milieux sociaux différents, se sont rencontrés dans les années de larmes et de sang, au service de la libération et de l'indépendance de notre peuple, parce qu'ils avaient, chacun, une certaine idée de la France ». Le délégué départemental de la FNDIRP, militant communiste déporté à Buchenwald, Daniel Tamanini précise, quant à lui, ce discours  en construisant son interprétation sur la simultanéité mais surtout sur la complémentarité des deux textes : « l'appel au peuple de France du 10 juillet 1940, s'adressait, au-delà de la classe ouvrière, à tous les patriotes pour lutter sur le sol national. Celui du général de Gaulle, s'adressait aux militaires et spécialistes de l'armement à venir le rejoindre, à Londres, pour reconstituer une armée française ».
Les auteurs se réclament donc d'une légitimité double mais les formulations rendent l'appel du 10 juillet à la fois plus fort et plus national que celui de Londres. Duclos incarne ici la patrie et la nation et de Gaulle l’armée qui en émane. La municipalité à inscrit au sein du territoire de la commune, cette lecture des événements qui se matérialise « dans notre commune, ces deux pôles sont reliés à présent par l'avenue de la Résistance qui commence place Jacques Duclos et qui se termine place du général de Gaulle ».
La brochure accorde ainsi une moitié de page au témoignage consensuel de Robert Menu, ancien député gaulliste. Ce dernier a effectivement siégé de 1968 à 1973 sur les bancs de l’Assemblée nationale, comme député UDR du département du Nord. Il affirme avoir, en face d'un résistant, "depuis longtemps oublié d'attacher de l'importance à son origine, son étiquette politique, sa confession, pour ne retenir que l'admiration qu'inspirent le courage et le dévouement, l'héroïsme et l'abnégation".

Cette fabrication d’une mémoire, qui prétend rester fidèle à un passé pour agir dans le présent et le futur, entretient des rapports complexes et ambigus avec le discours historique dont l’objet est la représentation des faits en vérité.

Parallèlement au travail mémoriel les conditions de rédaction du texte ainsi que sa datation précise font l’objet d’un débat récurrent soulevé par les « historiens communistes » vis-à-vis de la communauté scientifique des historiens à laquelle ils appartiennent.
Selon son auteur, Jacques Duclos, le texte fut rédigé entre le 5 et le 10 juillet 1940 puis donné le 10 juillet « exactement » à l’imprimeur. L’appel fut « actualisé » en cours d’impression pour « tenir compte des événements qui avaient suivi la session du Parlement à Vichy » 7 . Francis Crémieux et Jacques Estager s’appuient sur le témoignage de Jean Jérôme pour dater l’actualisation du texte le 13 juillet. Philippe Robrieux affirme que le texte fut rédigé à Moscou, au cours d’une ballade sur la Moscova par Maurice Thorez, Jeannette Vermeersch, André Marty et quelques autres militants français 8. Stéphane Courtois attribue, dans sa thèse Le PCF dans la guerre, la rédaction du texte à Duclos, autour du 15 juillet 9. En juillet 1993, Roger Bourderon, dans un article publié dans Futurs, journal des refondateurs communistes, établit que l’initiative politique de l’appel au peuple de France émane du Komintern. Une directive envoyée par l’Internationale communiste au PCF le 22 juin 1940 « contient la plupart des thèmes du futur appel ». L’auteur précise que « le 3 juillet, dans une lettre à l’Internationale communiste, Duclos annonce un manifeste du parti qui s’en inspirera, et confirme le 6, sa rédaction. La suite est connue : mis à jour après le vote des pleins pouvoirs à Pétain le 10 juillet, le manifeste commence à être distribué, sous le titre Peuple de France, vers le 15 juillet ». Le texte acquiert de l’importance à partir de mars 1943 avec un article de Maurice Thorez dans l’Internationale communiste 10 . Un document de septembre de la même année, intitulé « la politique nationale du parti communiste français ; constance et inflexibilité » donne au texte encore désigné « appel au peuple de France » et daté sans plus de précision de « début juillet 1940 » un rôle fondateur dans l’action du PCF comme « organisateur de l’union et de l’action contre l’envahisseur »11.
Roger Bourderon date le début de la légende de « l’appel du 10 juillet 1940 » en janvier 1945. Lors du comité central du PCF, André Marty évoque la parution de l’appel dans un numéro de L’Humanité clandestine avec des citations qui dénaturent le sens du texte. Lorsqu’en 1947 l’affaire de la demande de reparution légale de L’Humanité éclate à l’Assemblée nationale, le journal publie le 12 décembre un fac-similé de ce numéro.

Au delà des débats de critique externe, Roger Bourderon déplace le débat vers la critique interne en replaçant le texte dans le contexte de l’été 1940. Il souligne que le discours est « prisonnier du rejet de toute participation de la France à la guerre impérialiste et ignore l’occupant. » 12 Une lecture attentive de l’ensemble du texte conduit à nuancer, sinon à infirmer catégoriquement, sa portée résistante. la célèbre phrase « jamais un grand peuple comme le nôtre ne sera un peuple d’esclaves » affirme selon l’historiographie communiste « le refus du peuple de France d’accepter l’oppression intérieure et extérieure qui s’établit ». Le texte, signé par Maurice Thorez et Jacques Duclos, cite trois fois le mot occupation. Ce terme est précisé une fois comme l’occupation « de l’armé allemande » mais aucune mention ni condamnation du nazisme ne sont réalisées dans tout le corps de « l’appel ». En réalité cette phrase de « l’appel » condamne « l’impérialisme britannique » et le régime de Vichy « la bande actuellement au pouvoir » (« Jamais un grand peuple comme le nôtre ne sera un peuple d’esclaves et si, malgré la terreur ce peuple a su, sous les formes les plus diverses, montrer sa réprobation de voir la France enchaînée au char de l’impérialisme britannique, il saura signifier aussi à la bande actuellement au pouvoir sa volonté d’être libre. »). C’est donc déformer le texte que de lire dans cette citation partielle un appel à la « lutte résistante » qui serait le pendant civil et populaire de celui de Charles de Gaulle.
« La France veut vivre libre et indépendante » représente l’autre citation invoquée lors des commémorations. Le mot indépendance associé aux termes « France », « nation » ou « peuple » revient 12 fois dans le texte. De même on compte 17 fois l’emploi dans le texte des mots « libre », « liberté », « libération ».

Mais quelle(s) liberté(s) et quelle indépendance Maurice Thorez et Jacques Duclos réclament-ils ?
Il s’agit avant tout de libérer la France « des chaînes du capitalisme » ou des « chaînes de l’exploitation capitaliste ». L’ennemi désigné est donc « le capitalisme générateur de misère et de guerre » incarné par les « impérialistes », « le gouvernement de Vichy (…) des ploutocrates et des profiteurs de guerre », « l’impérialisme britannique ». L’occupation allemande nazie n’est pas une seule fois désignée comme l’ennemi à combattre.
Le mot indépendance est associé quatre fois au terme « paix » notamment dans la revendication par les auteurs  d’un « pacte d’amitié franco-soviétique ».
Les historiens communistes et les militants oublient surtout de souligner, dans leurs analyses et citations, l’usage récurrent du mot « paix » par les auteurs de « l’appel ». Ce terme revient 11 fois et figure dans un des chapeaux, intitulé « une paix véritable ».

Les actions préconisées par les auteurs de « l’appel » pour « relever » la France sont « de remettre la France au travail » (expression employée 6 fois dont la typographie apparaît 5 fois en majuscules dans le texte) par une politique de nationalisation des moyens de production, de rétablir les libertés publiques (presse, syndicat, association, de créer des « comités populaires de solidarité et d’entr’aide, dans les syndicats, dans les usines, les villes, les villages ». Sur le plan politique il faut  mettre « à la porte le gouvernement de Vichy ! A  la porte le gouvernement des ploutocrates et des profiteurs de guerre ! ».

 Les citations partielles des commémorations déforment le sens du texte. Des pans entiers du document sont passés sous silence. Il n’est pas possible, en tenant compte du contexte historique de l’été 1940, de faire de ce texte le document  fondateur de la résistance communiste contre l’occupant. Il n’avait d’ailleurs pas ce statut entre l'automne 1940 et l'été 1941car il ne fut pas publié dans l’Humanité clandestine. Pas une seule fois les auteurs n’appellent au refus de la défaite militaire et à la poursuite de la lutte, sous quelque forme que ce soit, contre l’occupation nazie. Ce texte, aux accents anti-capitalistes et anti-impérialistes, ne contient pas de référence anti-fasciste et ménage les occupants. Deux références évoquent l’Allemagne en termes très neutres (« A cause de ces hommes – les dirigeants français – la moitié du territoire français subit l’occupation de l’armée allemande »), mais aucune au nazisme ni à Hitler, dans un texte d’environ 20 000 signes.

Vincent Simon

Professeur d’histoire-géographie

 

 

 

1 Voir sur le site internet de L’Humanité le discours d’Olivier Dartignolles, porte parole du PCF le 23 septembre 2007 prononcé à Amiens en hommage à Jean Catelas. « La mise à mort du jeune lycéen Môquet et du cheminot picard Catelas par l’Etat français ne repose que sur cet unique motif : leur appartenance au parti communiste.(…) Les engagements de Jean Catelas et de Guy Môquet montrent bien que les communistes, aux côtés des autres progressistes, de chrétiens, entrèrent en résistance avant juin 1941, date de l’entrée en guerre de l’URSS, contrairement à une rumeur persistante qui prétend le contraire. (…) C’est le 10 juillet 1940 peu après l’appel de Londres du général de Gaulle que le PCF lance un appel au peuple de France. » retour à la page

2 Le Parti communiste français dans la Résistance, Editions sociales, Paris, 1967, page 67. retour à la page

3 Le Parti communiste français dans la Résistance, Editions sociales, Paris, 1967, pages 68 - 69 retour à la page

4 Extrait du procès verbal de la séance du 15 mai 1975 de la seconde session ordinaire du Sénat de 1974 – 1975, coll. MHV. retour à la page

5 Alain Guérin, Chronique de la résistance, Paris, Omnibus, 2000, page 221. retour à la page

6 « Si c’était à refaire… » article paru le 11 juillet 1990 dans L’Humanité. Notons ici que les citations du texte original sont partielles et tronquées. retour à la page

7 Jacques Duclos, Mémoires, tome 3, Dans la bataille clandestine, Fayard, pages 57 à 59. retour à la page

8 Francis Crémieux et Jacques Estager, Sur le Parti 1939 – 1940, Messidor, 1983, pages 271 à 275 et Philippe Robrieux, Histoire intérieure du Parti communiste, tome 1, Fayard 1980, pages 512 à 514. retour à la page

9 Stéphane Courtois, Le PCF dans la guerre, Ramsay, 1980, pages 139 à 141. retour à la page

10 Roger Bourderon, Futurs, juillet 1993 et plus récemment Jean Pierre Besse et Claude Pennetier, Juin 1940, la négociation secrète, Paris, Les éditions de l’Atelier, 2006. retour à la page

11 Document conservé au Musée de l’Histoire vivante à Montreuil sous la cote 83 103. retour à la page

12 Le musée de l’Histoire vivante de Montreuil conserve un long tract du début de l’année 1941 (il mentionne la date du 13 décembre 1940) intitulé « Pour le salut du peuple de France » (cote 81 119). Ce texte reprend les grands thèmes de l’Appel au peuple de France cinq mois plus tard. La « guerre capitaliste » et la « défaite capitaliste » sont dénoncées. Le tract réclame « l’établissement de rapports fraternels entre le peuple français et le peuple allemend » et encore « le droit de parution de l’Humanité ». retour à la page