
Montreuil, Châteaubriant, la Résistance Montreuil, comme de nombreuses municipalités communistes de la région parisienne entretient depuis la Libération en 1944 un lien étroit avec l’histoire de la Résistance et de la déportation. Cette histoire est lisible dans l’espace urbain (noms de rue, établissements scolaires, bibliothèques). Montreuil compte quelques 400 rues parmi lesquelles 53 sont associées à la Résistance ou à la déportation (Dictionnaire historique des rues de Montreuil par Gilbert Schoon et Philippe Hivert, éditions Valette). Parmi les 27 de Châteaubriant figurait le jeune montreuillois Charles Delavacquerie, dont une station RATP de bus porte le nom, pas très loin de la Cité des Morillon et auquel une plaque apposée en 1991 sur l’une des grilles du Parc Montreau rend hommage. En 1946, est inauguré au musée de l’histoire vivante sous l’égide du maire Daniel Renoult (interné) et du député Jacques Duclos (responsable du PCF clandestin), un panneau rendant hommage aux « Victimes montreuilloises » de la déportation, tandis qu’un espace est consacré aux 27 de Châteaubriant. La conservation au musée à partir de 1948 des planches de Châteaubriant sur lesquelles les otages désignés pour l’exécution ont inscrit quelques mots légitimise d’autant plus cette célébration au-delà de la seule présence d’un montreuillois parmi les 27. En 1965, à l’occasion du 8 mai, la municipalité procède à l’inauguration de l’école Guy Môquet. En 2001, à l’occasion du 60ème anniversaire du 22 octobre 1941, la municipalité inaugure la « Clairière des 27 ». En présence de Lucie Aubrac, Maurice Kriegel-Valrimont, Geneviève de Gaulle Anthonioz et d’Armand Gatti, 27 arbres portant chacun le nom d’un des fusillés sont plantés et une plaque commémoratives est posée. Chaque arbre est parrainé par un ancien résistant et/ou déporté et un jeune montreuillois « filles et garçons qui continuent le combat de la Résistance, pour ses valeurs de courage, de dignité, d’humanité. » L’initiative s’inscrit dans le devoir de mémoire porté par les acteurs d’hier devenus témoins en y associant les jeunes générations. Au centre de la cérémonie un hommage appuyé est rendu à Guy Môquet. Cette page accueillera régulièrement images et études sous forme de texte sur l’entreprise de mémoire initiée depuis la Libération à Montreuil.
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