
Mémoire de Châteaubriant – Mémoire de la Résistance communiste La célébration des fusillés de Châteaubriant débute au lendemain de leur exécution. Au micro de la BBC le général de Gaulle leur rend hommage et légitimise le fait d’abattre des soldats allemands même s’il juge, en tant que chef de la Résistance - ce qu’il n’est pas encore – que ces actions sont prématurées. Le PCF valorise le sacrifice de ses militants et dirigeants qui ont fait preuve de courage face au peloton d’exécution afin de montrer l’engagement sans faille des communistes dans le combat libérateur. Il se fait le chantre de la « patrie en danger », « l’armée de la nation au combat ». Dès lors, La figure du jeune Guy Môquet, fils du député Prosper Môquet est rapidement mise en avant et élevée au statut d’exemple. Celle de Jean-Pierre Timbaud est, elle aussi, valorisée et pas seulement par les métallurgistes. Les journaux de prison, les titres de la presse clandestine, témoignent de ces hommages rendus aux morts. Trois figures se détachent au fil des décennies jusqu’à nos jours : Guy Môquet, Danielle Casanova et le Colonel Fabien, auxquelles il faut ajouter Pierre Sémard, dirigeant communiste des années 20, devenu, un leader du syndicat CGT des cheminots et le député Gabriel Péri. Parmi les ouvrages on citera tout d’abord celui publié pendant l’occupation en 1942 par Louis Aragon sous le titre, le Témoin des martyrs. En 1944, paraît à Alger à l’initiative de la France Libre, les Otages de Châteaubriant, puis en 1946 Alfred Gernoux publie aux éditions du fleuve, Châteaubriant et ses martyrs. Fernand Grenier, un des évadés du camp (voir chronologie), s’inspirera de cet ouvrage pour écrire à l’occasion du 20ème anniversaire de l’exécution des 27, Ceux de Châteaubriant, publié par l’Amicale des anciens internés de Châteaubriant-Voves, créée en septembre 1945. D’autres documents viendront enrichir cette page régulièrement sur la mémoire de Châteaubriant et sur la mémoire de la Résistance communiste.
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