
Présentation « Documents d’histoire » Ces documents en ligne émanent tous des fonds du musée, parmi des collections importantes de tracts et journaux clandestins, papillons, photographies, et revues). Nous en avons sélectionné une infime quantité, mais suffisamment pour souligner, à leur lecture, les tournants opérés dans l’orientation qui a conduit le PCF des illusions d’une certaine « légalité » dans le cadre des accords germano-soviétiques (été 1939 – mars 1941) à une résistance acharnée contre l’occupant nazi. Durant tout l’été 40 et jusqu’aux alentours de mars 1941, les militants communistes agissent dans le trouble des orientations de leur parti. Certains s’inscrivent dans la seule dénonciation du régime de Vichy, d’autres sont d’ores et déjà pleinement dans une résistance qu'ils dirigent clairement tout autant contre le maréchal Pétain que contre les Allemands et qu'ils inscrivent dans d'autre perspective que la libération et l'indépendance nationale. Tous se retrouvent internés à Châteaubriant et tous seront désignés comme otages, puis fusillés. Ils témoignent de la complexité de la période et des prémices laborieux d’une résistance communiste tiraillée entre son antifascisme façonné au cours de l’entre-deux-guerres et les aléas tactiques qui lui sont « dictés » par Moscou et l’Internationale communiste. Des résistances s’expriment au sein même de la direction. A partir de l’invasion par l’armée allemande de l’URSS le 22 juin 1941, la situation est plus claire et le combat devient d’autant plus acharné contre l’occupant. La répression va continuer à s’abattre contre les militants communistes avec la pire des brutalités et un acharnement de la police française et de la Gestapo sans équivalence, notamment au cours de l’année 1942.
|