
Un peu d'histoire... ![]() (...) La direction du musée est confiée à Jean Bruhat. Lesprit Front populaire domine cette initiative. Le 31 mai 1939, Edouard Herriot, président de la Chambre des députés, visite le musée en compagnie de personnalités du Parti radical. ![]() Ils sont accueillis par Jacques Duclos et Jean Bruhat. Puis cest la guerre, les collections sont cachées dans une ferme de Seine-et-Marne. Elles seront exhumées à la Libération. ![]() Aux lendemains de la Seconde guerre mondiale, le musée de lhistoire prend momentanément le titre de « Musée de lHistoire de France ». Une salle consacrée à la Résistance et à la Libération est inaugurée officiellement le 22 octobre 1949, trois ans après la réouverture officielle au public le 22 juin 1946. La direction du musée est confiée à Anne Leroux, tandis que Jean Bruhat officie comme conservateur. Lapproche de lhistoire populaire liée étroitement à lhistoire du PC domine la trame muséographique. Dès lors, délégations de lUnion des femmes françaises, des jeunesses communistes, ou des délégués communistes au congrès du PC croisent les délégations étrangères en provenance des pays du bloc soviétique. Des visites guidées sont organisées et des membres du Conseil dadministration, agrégés dhistoire, président des conférences populaires tantôt sur la République de 1848, tantôt sur la Commune de Paris de 1871. Les collections sont très sollicitées dans des conditions qui ne sont pas toujours les meilleures pour la conservation. ![]() Dans les années 50, Daniel Tamanini, ancien résistant et déporté remplace Anna Leroux. Le musée ouvre ses portes aux chercheurs : Marcelle Auclair dans le cadre de la rédaction de sa biographie sur Jean Jaurès, Jean Maitron au cours des recherches quil entreprend pour son histoire du mouvement anarchiste en France. Dautres musées sollicitent des prêts de documents pour leurs expositions et des maisons déditions sadressent au musée pour illustrer leurs ouvrages. Mais cette « intense activité » masque une réalité de plus en plus prenante : le musée subit une baisse importante et régulière de la fréquentation. Les années 60 et 70 sont un cap difficile qui conduit à la semi-fermeture du musée. En 1975, Jacques Duclos décède. Marcel Dufriche, maire de la ville, lui succède à la présidence de lassociation. Jean-Luc Barré, administrateur, va sattacher à mettre en valeur les fonds du musée, sensibiliser les premiers responsables de lassociation et de la municipalité à engager un travail important de restauration et surtout il les convainc des nécessités dune informatisation de linventaire. En 1987, une rétrospective de lartiste Théophile A. Steinlen se tient au centre des expositions en centre ville. Elle rencontre un notable succès national. Elle est même couverte à léchelle internationale notamment en Suisse et au Japon. Cest loccasion pour le musée de montrer ses collections daffiches et de dessins de lauteur au travers dun beau catalogue malheureusement épuisé. La décision dune rénovation complète du musée est décidée par les instances du musée et de la municipalité. Des travaux daménagement des salles, la création dune réserve et la mise en place dune nouvelle présentation de lexposition permanente sont entrepris. ![]() Le 24 septembre 1988, cest un nouveau musée qui ouvre ses portes au travers dune exposition consacrée à Jean Jaurès et la Révolution française afin de célébrer à lavance le bicentenaire de la Révolution française. Cette rénovation a été possible grâce à lengagement financier important de la ville de Montreuil et de son maire, Jean-Pierre Brard, du Conseil général de la Seine-Saint-Denis et de lEtat. Le musée acquiert le statut de musée contrôlé par la Direction des musées de France. Léquipe du musée est étoffée : plusieurs documentalistes et archivistes, un photographe. Un atelier de restauration, un espace audiovisuel, et une cafétéria sont censés voir le jour. Cette époque faste ne durera guère que deux ans. Le musée retombe dans une semi-léthargie. ![]() En 1992, nouveau sursaut. Une programmation prévue jusquen 1998 est adoptée par le conseil dadministration et atteste dune volonté ferme de maintenir lactivité du musée. Le succès rencontré en 1993 par lexposition sur le jouet de Paris (JEP) sollicitant de vastes collections privées concrétise les efforts entrepris. Deux ans plus tard une grande rétrospective sur le cinéma russe à Paris (Albatros), réalisée avec le concours du Musée Langlois, de la Bifi et du département costume de lOpéra de Paris (Garnier) permet au musée de renouer avec le succès, relatif toutefois. Néanmoins le musée est sur la bonne voie. Le creux des années 1995-1996 ne remettra pas en cause la tendance générale. ![]() Le musée produit par ailleurs, en collaboration avec lassociation Passerelles, deux documentaires vidéo. Lun sur la libération de Montreuil en août 1944, lautre sur le retour des déportés français du camp de Buchenwald (1995). À l'occasion de certaines expositions le musée a édité des catalogues conséquents mettant en avant les collections du musée.: La liberté de la prise de la Bastille à la chute du mur de Berlin (1999), Prénom : Louise - Nom : Michel (2001) et Le Victor Hugo illustré (2002), Napoléon : Aigle ou Ogre ? (2005). Ainsi, 70 années après sa fondation le musée poursuit sa démarche de livrer au public une histoire engagée mais indépendante dobjectifs politiques quauparavant on lui fixait, une histoire sociale des banlieues, une approche ouverte sur lArt contemporain ou plastique, une histoire de limage, une histoire des petites-gens, une histoire du passé et du présent, une histoire vivante . |
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