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« Accusée de s’être vendue pour un collier [voir partie 2], la reine de
France a défrayé les chroniques à cause de son goût effréné de la parure....
En fait, sa situation et celle du royaume lui faisaient un devoir d’Etat d’arborer des toilettes de grand prix et régulièrement
renouvelées et ses sujets, avant 1789, lui reprochèrent moins ses recherches de parure par ses tentatives – indignes
d’une reine – pour simplifier sa garde-robe ».
A la cour de Versailles, comme dans les autres cours d’Europe, l’apparat, les apparences et donc l’apparence, furent d’une très
grande importance. Le « paraître », et le vêtement devaient à eux seuls exprimer sa condition. Marie-Antoinette, qui était
particulièrement coquette, devint également une « reine de la mode » comme le révèlent de nombreux tableaux.
Tant qu’elle fut dauphine, Marie Antoinette s’habilla avec les vêtements que ses dames d’atours lui présentaient. Puis,
la jeune reine qui se devait de « donner le ton » comme lui recommande sa mère, se plut aux jeux des apparences. Marie-Antoinette
se découvrit une modiste attitrée, Rose
Bertin et un coiffeur particulier en la personne de Léonard qui
ne manquèrent pas d’inventivité. Les extravagances des apparences stigmatisèrent dès lors Marie-Antoinette en femme
coquette et frivole. Comme le souligne Annie Duprat, « son goût personnel pour les plumes attire l’attention des faiseurs d’estampes
qui les utilisent systématiquement, en particulier les plumes de paon, pour stigmatiser une reine coquette, orgueilleuse et vaniteuse, et s’amuser
du passage de la « plume d’autruche » à la « plume d’Autriche ».
Mais la mode est une passion dispendieuse y compris pour la « première dame du royaume » et la reine qui fut regardée
comme bien dépensière, chercha à alléger ses dépenses d’apparat. Quand elle se découvrit l’âme
d’une bergère en aménageant à grands frais (voir partie 2),
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dans les jardins de Versailles en 1787, son hameau, composé d’une ferme,
d’une laiterie et d’un moulin, elle céda
au caprice de jouer à la fermière, en se costumant en paysanne alors que Léonard lui inventait les coiffures au nom de Bergère
ou Jardinière.
Mais ce nouveau jeu– relayé par
les gazettes- auquel elle se livre en toute naïveté, ne fait qu'accroître son discrédit et la place sous le sceau de
l’inconvenance à l’heure où des paysannes qui ne sont pas habillées de mousseline triment aux champs et, où après
deux hivers rigoureux, les récoltes sont insuffisantes et la famine patente en bien des lieux.
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