Exposition du 15 octobre 2011 au 17 juillet 2011

Montreuil. Une ville de banlieue, une ville au-delà du périphérique, avec son histoire, son territoire, ses quartiers, ses populations…Les nombreuses images de Montreuil ont été diffusées au fil du temps illustrant souvent histoires et « légendes » toutes aussi nombreuses.

L’exposition Figures de Montreuil au sens de « représentations » a décrit l’évolution de cette ville et tout « simplement » a tissé quelques aspects de son histoire.

Une ville c’est d’abord un nom et Montreuil eu de nombreuses appellations. Une ville c’est aussi un espace géographique circonscrit par des délimitations administratives. Et là aussi les évolutions sont circonscrites par les plans successifs de la ville. Une ville c’est aussi en relation avec l’histoire médiévale de notre pays, une paroisse rassemblée autour de son église. C’est depuis la Révolution française et la proclamation de la République, une collectivité administrative et citoyenne dont la Mairie, hôtel de ville, se veut être la « maison du peuple ». Une ville, comme Montreuil, c’est aussi une communauté de travailleurs : le mot est plus ancien que certains le pensent, et d’abord d’agriculteurs, de vignerons et d’horticulteurs, puis d’artisans et d’ouvriers ensuite qui deviendront majoritaires et auxquels s’ajouteront les employés. C’est de fait cette activité économique qui, de tout temps, attire une main d’œuvre en provenance d’autres régions françaises et d’autres pays. Cette main d’œuvre choisira parfois de s’installer définitivement à Montreuil et d’acquérir la nationalité française. Une fois devenus citoyens certains d’entre eux deviendront des acteurs de la vie locale et municipale. Montreuil ne diffère pas des autres communes de la banlieue parisienne, pas plus qu’elle ne diffère de cette banlieue « rouge » dont elle fut partie intégrante. Les cultures politiques sont aussi présentes dans leur diversité et s’expriment notamment au cours des siècles, même si une d’entre elle parvient à dominer les autres. Montreuil fut une ville gérée par la droite, puis par le Parti socialiste SFIO, puis bascula dans le communisme municipal à partir de 1935. Toute cette histoire pour laquelle nous vous livrons ici quelques éclairages a nourri les représentations et les caricatures que l’on peut se faire d’une ville de banlieue.

 



 

 

Exposition du 28 mars 2009 au 18 juillet 2010

Le communisme incarné essentiellement pendant des décennies par le PCF a marqué l’histoire de la France. Sans méconnaître les évolutions et les ruptures – le PCF des années 70 n’est plus celui des années 50 - sans omettre les rapports entre dirigeants et militants, ce qui nous a intéressé ce sont les militants et le militantisme. Avec une question,
pourquoi et comment le PCF a-t-il pu générer pour le meilleur et pour le pire – le stalinisme- un tel engagement, un tel don de soi de millions de militants sur plusieurs décennies ? L’approche culturelle et anthropologique et l’incarnation du militantisme dans des objets seront ici abordées afin de montrer à travers les objets le rapport des militants à leur engagement et à leur idéal.
Evidence pour un musée tel que le Musée de l’histoire vivante créé il y a 70 ans à l’initiative d’élus et de dirigeants communistes nationaux et internationaux. Et pourtant c’est aussi la première fois qu’en tant que tel ce sujet est ici traité. L’anniversaire de l’inauguration du musée en 1939 en est donc l’occasion.
Cette exposition a été permise grâce au riche fonds du musée mais n’aurait pas été possible sans l’apport essentiel des archives municipales de la ville d’Ivry-sur-Seine qui conservent les objets et la bibliothèque de Maurice Thorez et de Jeannette Thorez-Vermeersch.
A la recherche, d’une nouvelle identité pour le XXI siècle, le musée tenait par cette exposition aussi à comprendre d’où il venait.

 

Jaurès gît aujourd’hui parmi les grands hommes au Panthéon aux côtés d’autres figures tutélaires de l’histoire nationale et républicaine. Fondateur du journal socialiste, républicain et dreyfusard, L’Humanité, et d’un parti socialiste unifié, la SFIO, Jaurès fut aussi un membre influent au sein de l’Internationale socialiste, un député de gauche présent avec force de conviction à l’Assemblée nationale. Le socialisme jaurésien a eu pour objectif l’amélioration constante des conditions de vie et de travail du prolétariat des villes et des campagnes servi par une éloquence énergique s’exprima aux côtés tant des ouvriers en grève, partout en France et durant toute sa vie, que sur les bancs de l’Assemblée nationale. La parole du député prolonge, renforce, et affine l’action directe des travailleurs afin d’influer sur les rapports de forces politiques. Pour Jaurès l’action directe et la réforme sont inefficaces quand elles s’ignorent et se dédaignent. Aussi Jaurès repense-t-il et redéfinit-il les rôles respectifs du syndicat, d’un parti socialiste unifié, et d’une presse militante afin de garantir à la classe ouvrière la promesse d’une émancipation sociale et politique.

« Jaurès 1859/2009 »

Exposition du 17 octobre au
22 novembre 2009

Notre exposition
« Jaurès et la classe ouvrière »
se veut une introduction à cet aspect fondamental du combat jaurésien.

Programme

Comité scientifique

Gilles Candar, président de la Société d’études jaurésiennes,
Jean Ducange, Société d’études jaurésiennes,
Véronique Fau-Vincenti, musée de l’histoire vivante
Emmanuelle Jouineau, Fondation Jean Jaurès
Eric Lafon, musée de l’histoire vivante
Sylvain Lamothe, cabinet de Daniel Vaillant (Paris 18ème)
Thierry Mérel, Fondation Jean-Jaurès,
Loïc Turpin, cabinet de Daniel Vaillant (Paris 18ème)

 

Exposition du 17 mai 2008 au 11 janvier 2009

Mai 68 dérange encore ! Mai 68 passionne toujours !

Le musée de l’histoire vivante est partie prenante du 40ème anniversaire du plus important mouvement social que la France n’ait jamais connu.
Parti des universités de Nanterre et de la Sorbonne, le mouvement étudiant est devenu la révolte d’une jeunesse très critique vis-à-vis d’un gouvernement, d’un régime, d’une société et de ses représentants institutionnels. La violence de la répression policière contre les manifestations étudiantes à Paris dans le quartier Saint-Michel a mobilisé aussitôt les syndicats ouvriers et la gauche française. Le mois de mai étudiant est devenu aussi celui des travailleurs engagés dans une grève générale dont les origines sociales se retrouvent dans les grèves et mobilisations sociales de l’année 1967.
La contestation en France n’est pas exclue des mouvements à l’échelle mondiale qui confère au mouvement de Mai 68 des racines, une extension, une identité variée, internationale.
Comment les deux journaux l’un organe central du PCF, l’Humanité, l’autre de droite, le Figaro, ont-ils couvert l’événement ? Similitudes affichées parfois sur la caractérisation du mouvement étudiant, désaccords et oppositions à propos des grèves ouvrières sont à lire et/ou à découvrir. Une quarantaine de numéros des deux quotidiens permettant de suivre la chronologie des faits du 29 avril au 7 juin 1968 sont présentés dans les trois salles de l’exposition. Dans chacune des salles, des pochoirs et des peintures restituent le travail de l’Atelier des Beaux-Arts et dialoguent avec des reproductions de tracts et de journaux de toutes les sensibilités politiques de l’extrême gauche française aux partis de gauche traditionnels. Enfin une série de photographies extraites de la collection Daniel Tamanini et de journaux de La Voix de l’Est donnent à voir quelques images du mouvement à Montreuil et en banlieue.
Un film produit par le magazine Regards intitulé 1968 les ouvriers aussi est diffusé. L’historien Xavier Vigna et le cinéaste Bruno Muel s’y entretiennent de Mai 68 sur fond d’images de la grève à l’usine Yema de Besançon dont la figure emblématique est la syndicaliste CGT Suzanne Zedet.

Quelques photographies                            Les Unes

 

En partenariat avec le Codhos (Collectif des centres de documentation en histoire ouvrière et sociale) le Musée a réalisé une exposition
« Le monde ouvrier s’affiche », une sélection d’une centaine d’affiches originales provenant des fonds de plusieurs centres d’archives couvrant tous les genres de l'affiche syndicale et politique au cours du XXe siècle.

A l’occasion de cette exposition, le Codhos a édité un ouvrage pour lequel vous êtes invités au lancement
le 12 septembre 2008 à partir de 17 heures

 

Exposition du 29 mars 2008 au 11 janvier 2009

« La détention politique en France »

L’exposition retracera, au travers de personnages célèbres ou demeurés anonymes,  deux siècles de pratique de la détention politique, dans des lieux aussi divers que le Château de Vincennes, l’abbaye du Mont Saint Michel, la prison de Sainte-Pélagie, la citadelle de Doullens ou encore la prison de la Roquette mais aussi les bagnes d’Algérie ou de Nouvelle Calédonie. Des gravures, des lettres, des journaux de prisonniers politiques, des objets propres à la détention ou réalisés en prison seront ainsi présentés au public afin de retracer  la spécificité de la détention politique en France.

 

 

Exposition du 13 octobre 2007 au 13 janvier 2008

Le 2 septembre 1945, Ho Chi Minh proclame l’Indépendance de son pays et la naissance de la République démocratique du Vietnam. En 1946, il accompagne la délégation vietnamienne en France pour la conférence de Fontainebleau.

1919, un jeune révolutionnaire vietnamien débarque en France, à Marseille. Il arrive de son pays que les Français ont appelé l’Indochine.  Il s’appelle Nguyen Aï Quoc.

Le musée a souhaité, dans le cadre des Assises Internationales de la coopération décentralisée franco-vietnamienne qui se sont tenues les 22 et 23 octobre au Palais des congrès Marcel Dufriche à Montreuil, en collaboration avec la municipalité et le musée Ho Chi Minh d’Hanoï de présenter au public français et vietnamien, une histoire de ses deux séjours en France.

A partir de documents émanant des archives de Police, conservés aux archives du musée de la Préfecture de police et des Archives nationales d’Outre-Mer, on peut suivre le révolutionnaire vietnamien et le président qu’il va devenir dans ses moindres déplacements.

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Exposition du 28 avril 2007 au 13 janvier 2008

En cette année où citoyennes et citoyens ont été amenés à se prononcer lors de différents scrutins, l’exposition « Les Exclu(e)s du suffrage 1789-2007 » a retracé l’histoire du droit de vote - garant d’une des plus importantes libertés démocratiques - acquis d’autant plus difficilement que son universalité n’allait pas de soi.

Alors que les femmes furent exclues du droit de vote jusqu’en 1944, le suffrage longtemps censitaire, permit d’évincer jusqu’en 1848 les hommes dont les revenus n’étaient pas jugés suffisants pour jouir de ce droit. A ces exclu(e)s, se sont ajoutés les « populations flottantes »  comme les sans-logis ou les domestiques ainsi que les militaires de carrière ou les conscrits dont le droit de vote fut suspendu de 1872 à 1944.

Complexe aussi fut la pratique des élections dans les colonies et confuse resta la question des « sujets » de l’empire colonial français auxquels le droit de vote fut accordé de façon exceptionnelle.

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Exposition du 18 novembre 2006 au 19 février 2007

Dans le cadre du centenaire de la proclamation de l'innocence du capitaine Alfred Dreyfus, le musée de l'Histoire vivante en partenariat avec la ville de Montreuil vous ont proposé l'exposition "Mensonge et vérité : histoire d'un innocent".

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Exposition du 18 mars 2006 au 14 janvier 2007

Décidé il y a plus d’un an ce projet a pris, avec l’actualité, de plus en plus de pertinence. Cette exposition ne prétend pas pour autant apporter des solutions ni même traiter d’une manière exhaustive toute la thématique. C’est pour cela que l’exposition se limitera géographiquement à la petite couronne et qu’elle ne couvrira qu’un siècle de 1870 à 1970.

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Napoléon : Aigle ou Ogre ?

Du 11 décembre 2004 au 2 décembre 2005

Une exposition qui dénote dans le concert du bicentenaire

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Photo presse-libération

" Tous aux barricades "
60è anniversaire de la Libération 1944 - 2004

Du 26 septembre 2004 au 21 mars 2005

Dans le cadre du 60è anniversaire de la Libération de Paris, le musée a présenté une exposition à partir du fonds photoghraphique de Daniel Tamanini déposé au musée. Il a retracé les grands moments de la Libération de Paris et de Montreuil. De nombreux documents iconographiques (affiches, tracts, journaux clandestins) ont restitué avec plus d'épaisseur ces journées de combats, de peurs, puis d'allégresse qui s'inscrivent dans la riche histoire insurrectionnelle de Paris et des ses environs. Des photographies de Robert Capa, de l'agence Magnum, et d'André Gandner, provenant du Mémorial du Maréchal Leclerc de Paris, ont accueilli les visiteurs.

 

 

Le Monde ouvrier s'affiche

au Centre des Archives du monde du travail (CAMT) de Roubaix (Nord)

du 10 septembre au 30 novembre 2004

A l'initiative de Collectif des centres de documentation en histoire ouvrière et sociale (Codhos) et réalisée par le Musée de l'histoire vivante une exposition sur les représentations de l'ouvrier dans l'affiche syndicale et politique au XXème siècle.
70 affiches des principales confédérations syndicales (CGT, CFTC, CFDT, CGT-FO) et des partis de gauche et d'extrême gauche constituent cette exposition.
Inauguré dans le cadre du congrès de l'IALHI (International association of Labour history institutions), ce travail sera présenté courant décembre à Paris.

 

Exposition :
de l'Indochine au Vietnam

du 12 mai au 14 novembre 2004

Il y a 50 ans, les délégations française et vietnamienne, sous le regard de la communauté internationale, parvenaient enfin à signer les accords de paix à Genève. Il avait fallu pour cela une longue guerre, de 1945 à 1954, et la sanglante bataille de Dien Bien Phu.

 

 

Expositions : L'Algérie

Septembre 2003-mars 2004

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Octobre 1937 le métro
arrive à Montreuil


Du samedi 20 septembre au dimanche 9 novembre 2003

Dans le cadre des journées du patrimoine, les photographies exposées et pour ainsi dire excavées rendent compte du travail (1935-1937) qui permit l'arrivée "de la ligne n°9, du métropolitain" dans la ville, améliorant considérablement le quotidien des montreuillois qui travaillaient hors de la commune et facilitant ainsi les échanges avec la capitale.

 

Les femmes s'affichent *

Mars à juillet 2003

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Cette exposition constituée d'affiches, de photos, de documents historiques et de films-vidéo mettra en lumière les apparitions publiques et militantes du féminisme.

-"Les précurs
oeurs"
De "La déclaration desdroits de la femme et de la citoyenne" d'Olympes de Gouges publiée en 1791 aux suffragettes.
-Le 8 mars
L'émergence du 8 mars, en France et en Europe au travers d'affiches.
-Du suffragisme à la parité en politique
-Concraception et avortement
-Images de manifestations avec diffusion de vidéos de manifestations féministes

*Réalisée en collaboration avec la Maison des Femmes de Montreuil, la bibliothèque Marguerite Durand (Paris 13) et les Archives du féminisme (Angers).

 


© mhv / 2003